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Heimet 215

Novamber 2016

Heimetsproch un Tràdition 2016 – N° 215

Bonnet phrygien et bonnet d’âne à Strasbourg !

Après les déclarations d’amour de Manuel Valls à l’Alsace, lors de l’inauguration de la Foire Européenne de Strasbourg le 09/09/16, nous aurions pu nous attendre à une pause dans l’étouffement si charnel d’un “ peuple qui n’existe pas ” d’après lui !

Que nenni ! Cela s’accélère, le désir obsessionnel des intégristes jacobins est sans freins et ridiculise une fois de plus la France !

Rappelons qu’un exposant allemand a été verbalisé pour avoir présenté ses publicités en langue allemande.

La langue allemande doit être éradiquée, c’est pourtant celle des pères de la France, les Francs, Clovis, Charlemagne... à laquelle les Alsaciens sont restés fidèles !

Plus de commerce en langue allemande à la foire pourtant “ européenne ” ! Un organisme (ou un orgasme politique) contrôlé d’État, punit de 800 Euros un exposant qui ose se servir de notre bi-langue germanique !

Klaus Flötzer, représentant d’une firme d’Appenweier en Forêt Noire qui expose sans histoires depuis 25 ans à Strasbourg, ne comprend pas cet acharnement !

Après le bonnet phrygien ornant la cathédrale de Strasbourg durant la révolution sanglante de 1789, un nouveau bonnet coiffe l’Expo Européenne du Wacken, cette fois un bonnet d’âne, puisque en plus il se prétend “ pédagogique ”, un relent de l’éducation nationaliste !

L’épuration semble toujours en marche. Le ridicule et l’abjection sont si énormes que nous pouvons nous demander où va l’aveuglement antigermanique et antieuropéen de ceux qui ont décidé ces “ punitions ”. Il faut rembourser les “ punis ”, avec des excuses pour application de lois archaïques !

Cette opération de “ prestige cocardier ”, et d’un nationalisme “ nauséabond ”, rime avec fascisme linguistique !

Les réactions dans la presse des pays voisins ne se sont pas fait attendre. Cela ridiculise une fois de plus la “ Grande Nation ”, le prétendu pays de la Liberté, image d’Epinal exhibée aux yeux du monde.

Faudra-t-il mettre sur les ponts du RHIN des panneaux : “ Hier sind sie im Land des Schweigens für Ausländer ” ou bien “ Ici vous entrez dans le pays de la liberté de vous taire ”?

Henri Scherb

Jakobinermütze und Eselshut in Straßburg !

Nach dem Zwangs-Anschluss vom ELSASS an die Region Grand-Est 2015, die wir niemals annehmen, nach den Liebeserklärungen von Manuel Valls, bei der Einweihung der europäischen Handelsmesse in Strassburg am 9. September 2016, hätten wir eine Pause erwarten können in dem so körperlichen und seelischen Ersticken eines Volkes “das nicht existiert”, seiner Meinung nach!

Aber mitnichten! Es überstürzt sich, das zwangs-neurotische Verlangen der Jakobiner Fundamentalisten ist nicht anzuhalten!

Die deutsche Sprache muss im Elsass ausgerottet werden. Sie ist aber auch die Sprache der Väter Frankreichs - die FRANKEN-, Chlodwig, Karl der Große... einer Sprache der die Elsässer treu geblieben sind!

Kein Geschäftsgang mehr auf Deutsch, an der so genannten “europäischen Handelsmesse” ! Ein staatskontrollierter Organismus (oder Orgasmus? ) bestraft mit 800 Euros ein Aussteller, der es wagt, unsere Elsässerdeutsche Doppelsprache zu pflegen!

Klaus Flötzer, Chef einer Firma von Appenweier im Schwarzwald, der seit 25 Jahren problemlos in Straßburg ausstellt, ist sprachlos! Seiner Meinung nach glich dieser Eingriff von vier Personen einem “Überfallkommando”!

Nach der Jakobinermütze, die den Turm des Straßburger Münsters schmückte während der blutigen Revolution 1789, sitzt jetzt ein Eselshut auf der Europamesse am Wacken, da die Strafe “nur pädagogisch” gemeint ist! Ein Beigeschmack des nationalistischen Erziehungswesens!

Die Säuberungsaktion scheint immer noch im Gang. Die Lächerlichkeit sowie die Schandtat sind so schreiend, dass man sich fragen kann, wie weit der Antigermanismus und der Antieuropäismus gehen kann, bei denen die diese “Strafen” beschlossen haben!

Man muss mit Entschuldigungen alles zurückbezahlen, wegen Anwendung von archaischen Gesetzen!

Diese “chauvinistische Prestigeoperation” eines widerlichen Nationalismus gleicht dem sprachlichen Faschismus!

Die Reaktion in der Presse der Nachbarländer kam sofort! Wieder einmal mehr hat sich die “Grande Nation”, das angebliche Land der Freiheit, vor aller Welt lächerlich gemacht.

Wird man auf die Rheinbrücken Schilder stellen mit: “Hier kommen Sie ins Land des Schweigens für Ausländer” oder “ Ici vous entrez dans le pays de la liberté de vous taire ”?

Henri Scherb

Heimet 214

Septembre 2016

Heimetsproch un Tràdition 2016 – N° 214

Wenn’s mi bisst so kràtz ìch!... ùn ùmgekehrt !

L’Autonomie* de l’ALSACE, seule solution légale

L’excellent article du Pasteur Bernard RODENSTEIN DNA (27/08/16) : “Malgré-Nous - Incorporés de Force”! soulève les réflexions suivantes :

Je cite : “ Faire porter l’uniforme du vainqueur à un peuple annexé et l’envoyer à la “boucherie” sur le front, est contraire aux lois de la guerre, au même titre que les crimes contre l’Humanité et les génocides”.

Dans nos cinq changements de nationalité depuis environ 1648, sans jamais avoir été consultés une seule fois, les ALSACIENS sont toujours avec les vainqueurs... et subissent sa loi et son mépris !

L’AUTONOMIE de l’ALSACE est la seule solution légale et acceptable, au nom du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes… un droit reconnu universellement, notamment dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 !

Au minimum nous devrions avoir le droit de nous exprimer dans des Référendums (1918 et 2016 : volés !) – je cite-, que “les pleutres (alsaciens) qui pleurent sur leur sort d’éternels écartelés entre la France et l’Allemagne” auraient mérités ! Paris nous exploite et nous méprise, et il voudrait encore par-dessus le marché qu’on l’aime !

La servilité, les spéculations intéressées, la lâcheté de la majorité de nos représentants, et de leurs partis aux ordres des “frères jacobins et sectaires”, ont fait ce que nous sommes : un peuple assujetti qu'on piétine et qui ne peut rien décider pour lui-même ! Un peuple qu'on condamne à subir des lois faites ailleurs sans égard pour ses aspirations propres !

Ainsi le pourcentage des 3/5, imposé pour qu’un référendum passe, est un obstacle voulu pour qu’il ne passe pas !

En 2013, 58% des Alsaciens voulaient une région ALSACE, mais en vain !

Les présidents de la République sont élus autour de 51% ! Bizarre, non ?

Et ça continue !

Pour les prochaines élections il n’y a qu’un parti qui défend notre juste cause... qui est aussi celle du droit international : UNSER LAND pour l’Autonomie !

Les pays qui nous entourent sont Fédéraux. Leurs “Provinces”, leurs “Länder”, leurs “Cantons” ont leurs parlements avec leurs gestions autonomes. Ils fonctionnent selon le principe de subsidiarité où les citoyens se sentent concernés ! Nos voisins Suisses ont quatre langues officielles et 23 constitutions cantonales...et s’entendent très bien !

La “Monarchie Républicaine française” est archaïque, totalitaire. Elle date de la Révolution d’il y a plus de 200 ans ! Tout y est imposé : mono-langue, mono-culture, mono-histoire... etc. Alors que c’est un pays pluriethnique, pluriculturel aux traditions et langues diverses, dont le sectarisme étatique tue les richesses, les possibilités et les initiatives !

                                                                                   Henri Scherb,

                                                               Président de Heimetsproch un Tràdition

*NdlR : Ne confondons pas indépendance et autonomie. Dans un pays fédéral, les régions autonomes disposent d’une grande liberté législative et de gestion par leur propre parlement régional.

Immersion complète à l’école

25 départements français (1 sur 4) disposent de maternelles en immersion complète en langue régionale (basque, catalan, breton, occitan). 10 000 élèves de primaire bénéficient aujourd'hui de cet enseignement immersif en France. L'Alsace a encore une révolution linguistique de retard, alors que sa langue régionale est celle des puissantes économies voisines (Pays de Bade, Suisse alémanique). Alors que l'enfant ne passe que 1000 heures par an à l'école sur 4000 heures durant lesquelles il est éveillé, l'immersion complète à l'école est le seul moyen de parvenir à un bon équilibre linguistique à la fin de la maternelle, dans une société où tout se passe en français (rue, TV, copains). D'ailleurs un rapport du Conseil économique et social des Nations Unies de 2005, démontre que partout où il y a une langue minoritaire, la qualité de l'éducation à la fin du primaire est proportionnelle au taux d'immersion dès la maternelle en langue minoritaire. La politique linguistique est une science exacte et l'immersion - là où elle est pratiquée (Canada francophone, Pays Basque, Pays de Galle, Hawaï) - a permis d'augmenter fortemement le pourcentage de locuteurs de moins de 20 ans. Si nous voulons augmenter le % de locuteurs de moins de 20 ans en Alsace, il faut passer par l'immersion. Màcha met.

                                                   UNTESCHRIEWA JETZ - www.filalsace.net

                                                                        Thierry KRANZER

Heimet 186

Janvier 2011

Heimetsproch un Tràdition 2011 – N° 186 

DECLARATION

           Vers la catastrophe économique et linguistique ?

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception...
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en oeuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richertert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013.  Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.
La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :
- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années.
Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !
La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote »
pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable.
Nous pensons que la disparition des dialectes et de l‘allemand depuis 65 ans est totalement voulu.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l'idéologie totalitaire et centralisatrice n'est pas encore abandonnée dans les rouages de l'état.
C'est ce qui contribue au " mal être " des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.
Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger président de l'Aéplal
Henri Scherb Heimetsproch un Tràdition
Remis au Recteur le 09/12/2010


Le centralisme, étouffoir des régions.

Editorial de Mars 2010


La page de couverture du Figaro Magazine a attiré toute mon attention, je cite : « Régions, la grande gabegie / Ce que vos élus font de votre argent ». A l’intérieur on trouve un développement de sept pages qui se veut démonstratif !

Il est vrai que cet amoncellement de chiffres et de courbes est impressionnant. Mais les « provinciaux » que nous sommes ne sont pas dupes. Tout ce montage pré - électoral a pour but de faire peur au « Stimmvieh » selon Nietzsche, ce qui en traduction gaullienne signifie aux « veaux d’électeurs » !

Et puis vingt Régions sur vingt-deux sont de gauche, sauf  l’Alsace et la Corse, d’où l’attaque ciblée !

Le Languedoc-Roussillon avec « les faits d’armes » de son Georges Frêche est dans le collimateur. C’est sans doute le plus indépendant, le plus remuant et le plus arrogant aux yeux de Paris. Il aurait ouvert « des représentations diplomatiques », suivi par d’autres Régions, à New-York, Shanghai, Londres… pour défendre les intérêts des Régions. Ce qui pour Paris est une gifle, un affront à sa « grandeur » !

Le très parisien Figaro critique pêle-mêle : « les Hôtels de Régions pharaoniques, les embauches de fonctionnaires régionaux, les réceptions et dépenses en communications spectaculaires, les tramways les plus chers du monde »…les achats de mobilier, les logos, les subventions aux associations, aux éleveurs, sportifs, etc. « Les dépenses délirantes des TER… les aides  à des travaux universitaires ou scientifiques, dont on se demande bien ce qu’ils ont à voir avec la raison d’être de la Région ». Tout cela sans l’autorisation et la bénédiction de Paris, c’est le summum de l’injure !

Il est vrai qu’il y a des abus et qu’il faut y remédier avec rigueur mais aussi avec doigté.

Tous ces roitelets, cette prétendue nouvelle féodalité qui plastronne, sont insupportables à Paris ! Mais à qui la faute ?

Ce sont bien les gouvernements successifs qui ont, depuis les lois Deferre, il y a environ trente ans, laissé patauger les Régions en y ajoutant ce niveau supplémentaire de gestion du pays.

Les préfectures et les sous-préfectures auraient dû être supprimées, ce qui aurait permis de trouver des locaux et des fonctionnaires pour la gestion ! Paris, avec sa « nomenklatura » de hauts- fonctionnaires, issus des écoles de la république jacobine, a peur de perdre de son influence et les postes qui vont avec. Pantoufler en région, la fin du rêve ? Paris n’a pas envie de faire confiance à la France profonde, c’est pourquoi elle veut garder ces « missi dominici », ces « œils de Paris » que sont les Préfets et les Sous-préfets !

Autour de nous les pays européens évolués n’ont pas ce centralisme tatillon, ni cette bureaucratie omniprésente !

La gestion des pays modernes et dynamiques est fédérale. Elle est proche des citoyens et de ce fait, est moins opaque et mieux contrôlable. Les élus sont sous la main de leurs électeurs et connaissent mieux les gens, leur culture, leurs traditions et les problèmes locaux !

Depuis la suppression récente de tribunaux locaux, Paris a désorganisé la vie des personnes sous prétexte de recentrage, de réorganisation. La justice qui avançait à la vitesse d’une tortue a maintenant celle d’une limace. Les délais s’allongent !

Pour les hôpitaux c’est pire encore. Sous prétexte d’économies, les malades craignent pour leurs soins ! Si les régions et départements doivent augmenter les taxes et impôts c’est parce que l’Etat se décharge de nombreux fardeaux : les routes départementales, les collèges et les lycées, etc… et ne donne pas les moyens suffisants en retour.

Les collectivités locales (re)construisent mieux que les établissements scolaires « type Pailleron » ou HLM et ce n’est pas du luxe, mais c’est plus cher !

Il y a certes des dépenses inconsidérées à revoir, mais à côté des frasques et des gros salaires « républicains », des erreurs de prévisions qui existent dans les ministères parisiens, les Régions et leurs « provinciaux » n’ont pas de leçons à recevoir des majestés et « grands serviteurs de l’Etat » qui trônent à Paris. Il y a servir et servir !

Un article du Canard Enchaîné du 27 janvier  est significatif : Le déplacement du Président de la République à la Réunion le 19 janvier 2010 avec sa suite a coûté un million six cent mille Euros pour 24 heures ! Si seulement il avait voulu coucher à la Préfecture, le général De Gaulle l’avait fait malgré le problème de taille du lit… La note aurait été moins salée ! Je vous passe les détails.

Si les gouvernants ne donnent pas l’exemple !.. et je ne parle ni des trous qu’ils creusent dans notre Sécurité Sociale avec les non - reversements des taxes sur les alcools, le tabac, la part de TVA des primes d’assurances auto etc, ni du Tamiflu, ni du vaccin H1N1 !

Selon les statistiques, DNA du 5 Février 2010/édito O.Picard :« les Régions ne collectent que 3% des différentes taxes et impôts et ne représentent que 8% du déficit public. Elles assument non seulement leurs prérogatives traditionnelles, mais aussi l’accompagnement des PME dans la crise et près de la moitié de l’effort de relance. Les voilà à nouveau, pourtant, sous l’œil condescendant et infantilisant de Paris. Leur image, brouillée. Rapetissées au moment même où elles voudraient grandir. »

La nouvelle et future réforme des collectivités territoriales qui veut réduire le nombre d’élus, ressemble cependant à un machin hybride avec un mode de scrutin peu représentatif de la population. Elle ne semble pas contenter grand monde !

La vraie issue, en Alsace certainement, serait de fusionner Région et Départements ; les économies seraient réelles… à défaut de Région fédérale ! Et surtout la langue et la culture de la Région Alsace seraient valorisées. Mais le centralisme préfère diviser pour régner ! L’Etat français aurait-il peur de ses Régions ? Le « républicanisme » dont une certaine classe parisienne se gargarise n’est qu’une espèce d’incantation, de tranquillisant ou d’euphorisant  pour la rassurer, la persuader que le centralisme jacobin est le régime idéal pour la « France éternelle ». Envers et contre la marche plus démocratique des pays européens évolués et apaisés !

Walbach 10/02/2010 – Henri Scherb




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