Théodore DECK et Eugène DOCK

Théodore DECK et Eugène DOCK,

une occasion de collaboration manquée. par Jean-Marie Schelcher

Au milieu d'un XIXème siècle tourmenté, la Révolution de février 1848 marque une rupture nette dans la politique française puisqu'elle aboutit à la fin de la monarchie en France. Après les épisodes révolutionnaires et napoléoniens, la France demeure instable et se déclare de plus en plus rétive aux régimes de compromis. Ainsi, après avoir mis un terme à la Restauration lors des Trois Glorieuses, la population française se soulève fin février 1848 pour abattre la monarchie de Juillet, instaurée en 1830. Après trois jours de révoltes, les 22, 23 et 24 février, Louis-Philippe abandonne le trône à son petit-fils et prend la fuite vers l'Angleterre. Le tout jeune souverain est rejeté par la Chambre des députés et un gouvernement provisoire est instauré. Sa première mesure est la mise en place la Seconde République, proclamée le 24 février. L'euphorie gagne le pays et met en effervescence, embrase l’Europe, le temps de quelques mois. Le régime de Louis-Philippe, comme celui de Charles X dix-huit ans plus tôt, s'écroule sans véritable résistance.

Après avoir passé de nombreux mois en Alsace suite à la fermeture les ateliers nationaux où il avait été embauché, Théodore Deck reprend, en décembre 1851, ses activités comme chef d’atelier chez le poêlier Vogt, au 66 Rue de la Fontaine-au-Roi à Paris. La direction de l’établissement est assurée par Marguerite Dumas, fille du fabricant, née Vogt et veuve de Jacques Dumas. La médaille que remporte cet atelier à l’exposition universelle de 1855 à Paris serait due au mérite de Deck qui exécute de nouveaux modèles de poêles et entreprend d’intenses recherches personnelles parallèlement à son travail. Il obtient notamment un premier succès avec la création de pièces de faïence à incrustation de pâtes colorées recouvertes d’un émail transparent, imitées des productions en faïences du XVIème siècle, dites de Saint-Porchaire. Son ascension débute avec, entre autres, un magnifique pot à bière que lui achète Victor Paillard, l’un des meilleurs bronziers-fondeurs de son temps. En 1856, Théodore fonde avec son frère Xavier son propre atelier de faïences d’art.

Extraits, voir l’article au complet dans notre revue « D’Heimet 250 » Pages 18 et 19


Date de création : 26/11/2023 16:33
Catégorie : Médiathèque - Jean Marie SCHELCHER
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