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I Ernest Buckenmeyer (1906 – 1989)

I Ernest Buckenmeyer (1906 – 1989)
Kunstschriner, Dichter, Philosoph

I- L’homme, sa formation, ses expériences

Buckenmeyer_Portrait.jpgDans le métier si divers de menuisier (ébéniste), l’artisan touche à l’artiste et peut se confondre avec lui. Le talent qu’il a acquis est dans ses mains. En même temps tourneur et sculpteur sur bois, il pousse ses réalisations en elles-mêmes utiles, fonctionnelles, jusqu’à la beauté géométrique, l’équilibre par la proportion, l’élégance de l’ensemble, la finesse des moulures et des ornements. Un buffet, une armoire, une commode, une table, un bureau (Schreibtisch), sont une fierté et traversent  les générations (dans des conditions idéales). Personne n’a mieux dit la merveille (das Wunder) des mains et de leurs liens avec la tête, l’esprit, qu’Ernest Buckenmeyer. Personne n’en a mieux exprimé la conscience et l’intelligence. Meine Hand !

               Was alles mein Geist so erdacht’ und erfand,
                das wurde verwirklicht durch sie – meine Hand!
               Sie war geschickt im Wirken und Werken,
               als würde  geführt sie von Zaubern und Zwergen!
               In Jugendzeit wollt‘ sie schon schaffen – gestalten –
               die Fertigkeit üben – sich weiter entfalten.

Ce poème placé en tête (les mains en tête !) ouvre le recueil d’une partie (environ la moitié, dit son fils Bernard) de ses écrits poétiques en allemand et en alsacien, publié sous le titre Schnokeloch Nr. 101 en 1986 chez bf éditions. Un livre de 152 pages, à couverture cartonnée, composé et illustré avec soin de photos noir et blanc (portraits de famille et pièces artistiques). Le condensé poétique – das Gedichtete – d’une riche vie – ein buntes Leben -, qui témoigne à sa façon des tribulations d’un siècle d’histoire de l’Alsace, avec quatre fois changement de nationalité et de régime – Zweites Deutsche Reich, 3e République, dictature nazie, 4e République. La sagesse avec l’âge venue, on dit encore Merci ! (en alsacien) :

              Wenn’s mol in s‘ hoche Alter geht
              un m’r die Läweskraft verschwinde seht –
              Wenn eim d’Erd schunn so lang hat getraawe,
              dann isch’s au Zyt füer s‘ Merci-Saawe.


Extraits, voir l’article au complet dans notre revue « D’Heimet 249 » Pages 12 à 14


Date de création : 06/02/2024 15:02
Catégorie : Médiathèque - Jean Paul SORG
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